21 jan 10

Il faut savoir louer le travail accompli en situation difficile, et un article de Slate met en avant les situations très inconfortables des journalistes en Haïti où ils ont été envoyés en masse pour couvrir l’événement.

On pourra trouver ça très naturel que des journalistes qui couvrent une catastrophe vivent « avec » les gens dont ils parlent, comme de vrais reporters, qu’ils « partagent » les conditions de vie difficile de ceux qu’ils viennent photographier. On ne peut pas dire qu’ils aient le choix, mais force est de constater qu’ils travaillent dans des conditions peu confortables.

Qu’on soit Le Monde ou personne, c’est belle étoile pour tous. C’est ainsi que Jean-Paul Mari, grand reporter au Nouvel Observateur, dort à même le sol, au bord de la piscine de la Villa créole et que Radio-France a élu domicile sous une bâche en plastique accrochée entre deux arbres du jardin de la Résidence de l’ambassadeur.

Les équipes de BFM et RMC ont installé leurs couvertures, échangées contre des minutes de communication satellite avec les pompiers, sur 10 mètres carrés de gazon de la Résidence de l’ambassadeur. «Je vais aux toilettes dans un trou (plusieurs trous ont été creusés dans un coin du jardin de la résidence de l’ambassadeur pour permettre aux journalistes et aux secouristes de faire leurs besoins), je me douche à la lingette», raconte Yann, reporter à RMC. Les journalistes peinent aussi à manger.

Et on ne parle pas des difficultés d’accès à l’île, l’absence de réseau téléphonique, le danger permanent des populations devenues des pillars. La solidarité est de mise entre les journalistes, plus de concurrence, mais un même métier.

Ca doit être beau à voir !


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